Face à l’impasse dans laquelle se trouvent les grands patrimoines ruraux en péril, devenus fardeaux pour les territoires dans un contexte marqué par l’aggravation des fractures rurales et démocratiques, la Chartreuse de Neuville fait figure de pionnier dans l’invention d’un nouveau modèle. Son objectif : sous l’égide d’une fondation, consolider un modèle d’entrepreneuriat de bien commun appliqué aux grands patrimoines, permettant de filialiser des activités lucratives et de contribuer à financer des activités d’intérêt général au service des territoires et de la société, avec une vision à la fois enracinée et contemporaine.
En prenant appui sur la réunification patrimoniale du monument, la Chartreuse de Neuville pourra devenir le premier démonstrateur national de ce modèle innovant, déjà développé en Espagne par un acteur pionnier depuis trente ans. Il ouvrirait la voie pour permettre aux grands patrimoines ruraux de redevenir des leviers de développement territorial, de fierté d’appartenance et de lien social.
Ce démonstrateur permettrait, d’un point de vue réglementaire et financier, de contribuer à lever les freins au développement d’un nouveau modèle pour les grands patrimoines ruraux, réduisant leur dépendance à la subvention avec un niveau de ressources propres cible de 70%. Il démontre aussi le rôle crucial des grands patrimoines pour la vitalité culturelle, l’essor des territoires et la cohésion sociale.
C’est la raison pour laquelle auront lieu les États Généraux des Grands Patrimoines Ruraux (première édition) – « La Chartreuse de Neuville, moteur de développement territorial durable et pionnière d’un nouveau modèle d’entrepreneuriat de bien commun », sous égide de l’Unesco, en partenariat avec CoopCité, la Maison de l’Europe et l’Académie de la Robustesse.