La Chartreuse de Neuville
Inspirée par son histoire et son architecture, la Chartreuse de Neuville est un lieu historique de convergence. Au démarrage du projet en 2008, cet ancien monastère de 18 000 m², devenu hospice-asile public, était en vente, fermé, en péril et proche de l’écroulement. Depuis, il connaît une renaissance inédite, portée par l’Association de préfiguration de la Fondation Chartreuse de Neuville et ses partenaires privés et publics, qui y développent une mission contemporaine : un lieu d’hospitalité, d’apprentissages et de création pour accompagner l’Humain au cœur des enjeux du XXIᵉ siècle.
Au-delà des visites du monument et des jardins, la Chartreuse invite chacun à prendre le temps de l’intériorité, révéler ses talents et cultiver son humanité. Si le chantier de restauration se poursuit, le lieu vit déjà et accueille 24 000 personnes par an.
Centre Culturel de Rencontre (label d’État CCR), la Chartreuse est implantée en ruralité. Par sa mission et ses activités, elle contribue à l’accès à la culture, au développement local, à l’attractivité et à la cohésion sociale des territoires ruraux. Son rapport au temps et à la nature invite au temps long, favorisant l’écoute, la maturation, la transmission et l’attention au vivant. La diversité de ses activités crée une forte mixité sociale, générationnelle et professionnelle et permet la rencontre entre des personnes et des univers qui se côtoient rarement.
Patrimoine vivant, la Chartreuse de Neuville contribue ainsi à faire du patrimoine un levier de transformation, de lien social et de développement pour son territoire.
Le Collectif & le Laboratoire ODD18 Culture
Le Collectif ODD18 Culture, issu de la société civile (fondé par Coop Cité et la Maison de l’Europe de Paris), porte depuis 2024 un plaidoyer en faveur de l’adoption d’un 18ème Objectif de Développement Durable consacré à la culture, dans le cadre de l’agenda post 2030 de l’ONU. Il rejoint les réflexions et les démarches de la Commission nationale Française pour l’UNESCO, du UCLG, du réseau Culture 21 et des réseaux européens pour faire adopter ce 18ème ODD Culture avec une approche singulière : la contribution à la cohésion sociale, à la robustesse territoriale et à la paix.
Ce plaidoyer se déploie autour d’un programme d’évènements réunis sous l’appellation Laboratoire ODD18 Culture, autour de lieux démonstrateurs à la fois en territoire rural, urbain et périurbain. Chacun d’eux explorera sous un prisme singulier comment la culture construit et renforce déjà la cohésion sociale dans les territoires.
L’Institut Terram
L’Institut Terram est un groupe de réflexion collégial et multidisciplinaire dédié à l’étude des territoires. Il fait de la dynamique territoriale un pilier central de l’innovation économique, industrielle et numérique, de la préservation de l’environnement et de la décarbonation, de l’accès aux services publics, de la valorisation du patrimoine culturel et de la cohésion sociale.
Par ses travaux, il contribue à revitaliser le débat public, facilite les échanges d’idées et est à l’initiative de recommandations concrètes au service de l’intérêt général. Son expertise repose sur la diversité des acteurs et la synergie de compétences. Il réunit des chercheurs, des experts, des représentants d’entreprises, des fonctionnaires et des acteurs de la société civile.
L’étude menée par l’Institut Terram explore la place du patrimoine dans les territoires ruraux et montre qu’il ne se limite plus au rôle mémoriel et touristique des monuments historiques. Paysages, savoir-faire, traditions, patrimoine industriel, pratiques culturelles ou alimentaires constituent autant de ressources susceptibles de renforcer l’attractivité et l’activité économique des territoires, mais aussi leur cohésion sociale. Le patrimoine favorise l’ancrage, la transmission, la fierté locale et peut accompagner les transitions écologique et sociale. Sa préservation repose cependant de plus en plus sur la mobilisation des habitants, des associations, des collectivités et des acteurs privés. Cette dynamique reste profondément inégale selon les territoires, confrontés à des difficultés de financement, d’ingénierie et de mobilité. L’étude plaide ainsi pour un patrimoine vivant, partagé et évolutif, capable de faire dialoguer passé et avenir plutôt que de figer les identités locales.









